Camille Roux http://www.camilleroux.com Co-fondateur de Human Coders Tue, 26 Mar 2013 13:46:12 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.1 [Video] Testez votre idée en quelques heures – Sud Web 2012 http://www.camilleroux.com/2012/11/09/video-testez-votre-idee-en-quelques-heures-sud-web-2012/ http://www.camilleroux.com/2012/11/09/video-testez-votre-idee-en-quelques-heures-sud-web-2012/#comments Fri, 09 Nov 2012 17:11:36 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1998 Voici la vidéo de ma conférence à Sud Web sur le Lean Startup

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Comment des milliers de fans de Justin Bieber ont découvert HashtagBattle ce weekend http://www.camilleroux.com/2012/09/03/comment-des-milliers-de-fans-de-justin-bieber-ont-decouvert-hashtagbattle-ce-weekend/ http://www.camilleroux.com/2012/09/03/comment-des-milliers-de-fans-de-justin-bieber-ont-decouvert-hashtagbattle-ce-weekend/#comments Mon, 03 Sep 2012 06:36:45 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1979 Tout commence, samedi après-midi quand @mtv poste un tweet pour demander à ses followers de voter pour la vidéo de clip qu’ils préfèrent :

Les résultats sont visibles sur le site de MTV. Là c’est le choc pour les fans de Justin Bieber ! Le clip de leur fan est que 2eme derrière celui de One Direction (1D pour les intimes).

Les fans n’y croient pas. Ils cherchent alors sur le net un autre moyen de compter. C’est là qu’ils tombent sur Hashtagbattle ! Miracle, lorsqu’ils font la recherche sur HashtagBattle, ils voient que Justin est premier. En fait, la plupart regarde le compte global alors que MTV compte sur une durée bien définie.

Rapidement, des milliers de fans demandent des explications à MTV. On assiste à une avalanche de tweet de ce style :

Quand je dis des milliers c’est sans aucune exagération ! Voici le nombre de tweets contenant un lien vers Hashtagbattle ces dernières heures :

On a assisté à un pic de 3618 tweets/heure juste après le tweet de MTV puis cela s’est petit à petit stabilisé à quelques centaines de tweets par heure !

Bref. Merci les fans de Justin Bieber !

Avec Damian (cofondateur), nous sommes toujours en recherche d’un business model pour ce side-project original. Si vous avez des idées de BM, si vous voulez racheter le projet pour plus d’un million d’euros ou encore, si vous aimez ce projet, n’hésitez à poster un commentaire ci-dessous ou nous envoyer un petit mail :)

 

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Les levées de fonds, c’est pas automatique ! http://www.camilleroux.com/2012/08/31/les-levees-de-fonds-cest-pas-automatique/ http://www.camilleroux.com/2012/08/31/les-levees-de-fonds-cest-pas-automatique/#comments Fri, 31 Aug 2012 09:00:03 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1960

- J’ai une startup
- T’as levé des fonds ?
- Non
- Donc t’as pas de startup

Source : tweet de Ludovic Fleury

Voilà presque ce qu’on pourrait entendre dans un rendez-vous entre entrepreneurs.

Le constat

Cela fait quelques années que je fréquente le monde de l’entrepreneuriat français et je suis toujours surpris de voir à quel point la levée de fonds est un réflexe pour la plupart des startupers.

Demandez à une startup web qui démarre son objectif pour les prochains mois. 95% de chance pour qu’elle vous réponde qu’elle compte développer un proto en quelques mois puis aller chercher un business angel pour faire une levée de fonds de 300 000 € afin de finaliser son service pour tenter de capter le marché, puis d’aller chercher des VC pour accélérer tout ça.

Les levées de fonds réussies donnent lieu à des fêtes, des articles dithyrambiques dans la presse spécialisée… On pourrait finir par penser qu’une startup qui marche c’est avant tout une startup qui a réussi sa levée de fonds. Moi qui pensait que la réussite d’une société se mesurait aux bénéfices générés, aux emplois créés, à sa capacité à changer la vie des gens…

Les entrepreneurs sont formatés à cette idée par tout leur entourage : les coaches, les incubateurs, les entrepreneurs qu’ils rencontrent, les articles qu’ils lisent, les cours d’entrepreneuriat en école de commerce…

Mais alors est-il possible de faire sans ? pourquoi ?

Pourquoi faire sans ?

Je ne vais pas refaire toute l’argumentation. Certains l’ont fait longtemps avant moi, comme 37signals dans leur livre Rework.

Un business angel ou un VC attend un retour sur son investissement. Ce ne sont pas des philanthropes. Vous allez devoir lui rendre des comptes, écouter ses conseils… Difficile de garder sa créativité du départ et sa vision dans une telle situation !

J’ai créé une société avant tout pour changer un petit peu le monde selon mes convictions, mes valeurs, ma vision des choses… J’aime beaucoup ma liberté de faire ce que je veux sans toujours penser à la rentabilité. Cette liberté me permet de toujours rester cohérent avec avec ma vision, de prendre des risques, de tester des choses…

Je serais terriblement frustré si un matin un homme en costard-cravate me disait d’arrêter ce que je suis en train de faire car cela n’est pas en accord avec les objectifs fixés.

Et puis, une boîte qui a de vraies valeurs, ça plait !

De plus, avoir peu d’argent en caisse pousse au pragmatisme. Je vois régulièrement des entrepreneurs développer des applications d’une complexité folle sans jamais poser une question à un utilisateur potentiel. S’ils n’avaient pas d’argent, ils seraient pragmatiques et devraient régulièrement tester leur service. Il gagnerait en simplicité et répondrait bien mieux aux besoins des clients.

Ca a du bon parfois de n’avoir qu’un petit compte en banque !

Mon souhait

Je ne suis pas contre la levée de fonds. Evidemment qu’il faut lever des fonds lorsqu’on a besoin de faire 10 ans de recherche pour créer un médicament.

J’aimerais simplement faire véhiculer l’idée qu’il est parfois possible de faire sans. J’aimerais que les entrepreneurs pensent à cette alternative. Bref, les levées de fonds, c’est pas automatique !

Pour illustrer tout ça, j’aimerais interviewer certains entrepreneurs qui ont créé de belles boites sans lever de fonds. J’aimerais qu’ils nous expliquent comment ils ont commencé, comment ils ont géré les moments difficiles, pourquoi ils ont choisi de ne pas lever de fonds…

Donc, si vous être ok pour une petite interview, envoyez-moi un mail, un tweet, un commentaire, un pigeon voyageur… :)

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Mes lectures de l’été http://www.camilleroux.com/2012/08/13/mes-lectures-de-lete/ http://www.camilleroux.com/2012/08/13/mes-lectures-de-lete/#comments Mon, 13 Aug 2012 09:28:18 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1941 Il y a quelques mois, je vous présentais 3 livres que je vous recommande vivement pour vous initier au monde de l’entrepreneuriat dans un article intitulé : Le kit du Lean Startuper en herbe. J’ai continué à dévorer d’autres livres et j’aimerais à nouveau vous en présenter 3.

Mes dernières lectures se sont portées sur l’humain, les communautés, l’affect pour les marques… Les deux derniers livres en sont l’illustration.

Rework

 Voilà un grand classique écrit par les fondateurs de 37 Signal. Cette société, célèbre pour ses services (Highrise, Basecamp, Campfire…) mais aussi sa façon de faire originale et plutôt à contre-courant de ce qu’on peut voir d’habitude.
Ce livre détaille la vision que les fondateurs ont depuis la création de la société. Plein de bon sens, il couvre de nombreux sujets : recrutement, levées de fond, pragmatisme …
Rework est pour moi le contrat que devraient signer des entrepreneurs lorsqu’ils créent une startup web.

Make Something People Love: Lessons From a Startup Guy

Dans cet ebook, Alexis Ohanian, le créateur de Reddit, nous raconte comment il a réussit à faire des services que les gens aiment.
C’est un bel exemple d’entrepreneuriat. Il a toujours été au petits soins de ses utilisateurs et ça a payé à chaque fois.
Les membres de Reddit aiment tellement ce service que certains ont collé des autocollants aux 4 coins du globe. Il y en a même un qui s’est fait  tatoué la mascotte du site !
Bref, une jolie morale, faites le maximum pour vos utilisateurs ! Voilà un morale qui colle bien avec l’esprit Human Coders :)
Vous pouvez le télécharger gratuitement ici.

Influence et Manipulation

Ma dernière recommandation de l’été se porte sur un livre au nom assez inquiétant : Influence et manipulation.
L’auteur est un psychologue qui, agacé de se faire tout le temps avoir, a décidé de s’intéresser aux mécanismes de la manipulation pour mieux les comprendre et les contrer.
On y apprend que nombreux de nos comportements sont dictés par des règles nécessaires au bon fonctionnement de la société qui sont très dures à outrepasser. Par exemple, la règle de réciprocité : lorsque quelqu’un vous offre quelques choses, vous vous sentez redevable de lui rendre quelque chose d’une valeur comparable.
La vie n’étant pas toujours rose, l’auteur nous montre comment ces règles peuvent-être exploitées pour influencer le comportement des gens. Une fois ces mécanismes décryptés, il explique comment les esquiver.
Il est très facile de tirer des leçons de ce livre pour améliorer son marketing et sa communication.
C’est un très bon complément à un autre livre que j’aime beaucoup : C’est (vraiment ?) moi qui décide.

J’ai encore pas mal de livres sur ma table de nuit et dans ma wish list Amazon. Je vous fais d’autres recommandations dès que possible. Bonne lecture !

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HashtagBattle au cœur de la campagne présidentielle http://www.camilleroux.com/2012/05/11/hashtagbattle-au-coeur-de-la-campagne-presidentielle/ http://www.camilleroux.com/2012/05/11/hashtagbattle-au-coeur-de-la-campagne-presidentielle/#comments Fri, 11 May 2012 08:18:33 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1908 HashtagBattle est un projet que j’ai lancé un peu par hasard il y a un an, lors du Startup Weekend de Nice, accompagné de Damian Le Nouaille. Ce service permet de comparer 2 hashtags sur Twitter. Le site a rapidement été adopté. J’avais raconté le buzz lors du lancement dans un précédent article.

#voteHollande VS #avecSarkozy

Idéal pour comparer la popularité de 2 hashtags/mentions/sujets, HashtagBattle est très utilisé dans les événements, le sport, les débats et bien sûr la politique. Ces derniers mois, la présidentielle aidant, de nombreux journaux l’ont utilisé dans des articles.

Voici un petit récapitulatif :

HashtagBattle a aussi été beaucoup utilisé par les blogueurs et bien sûr les twittos pendant cette campagne. Le débat présidentiel nous a même permis de battre notre record de visiteurs simultanés.

Merci à tous ceux qui ont utilisé HashtagBattle pendant la campagne !

Nous réfléchissons en ce moment à propos d’un widget embarquable payant. Si ça vous intéressé, faites-nous signe :)

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Entrepreneurs, ne croyez pas en vos idées ! http://www.camilleroux.com/2012/04/30/entrepreneurs-ne-croyez-pas-en-vos-idees/ http://www.camilleroux.com/2012/04/30/entrepreneurs-ne-croyez-pas-en-vos-idees/#comments Mon, 30 Apr 2012 13:21:20 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1897 Baignant dans le milieu de l’entrepreneuriat, je croise régulièrement des entrepreneurs entêtés sur leur idée sans voir qu’ils sont dans une impasse. Je pense qu’ils se retrouvent dans cette situation car ils développent de l’affect pour leur idée. Et comme vous le savez l’amour rend aveugle.

Cet aveuglement me fait peur. Depuis que j’ai fondé Human Coders, je ne peux m’empêcher de douter de mes pensées et de mes intuitions. Il est très facile de s’auto-convaincre qu’on est dans la bonne voie, que ça va finir par marcher, qu’il suffit d’être un peu patient…

Pourquoi aimons-nous nos idées ?

Pour beaucoup, une idée a de la valeur. On entend régulièrement des phrases comme « j’ai l’idée du siècle », « J’ai une idée qui vaut des millions »… On voit aussi souvent des entrepreneurs qui ne partagent jamais leurs idées sans faire signer une NDA.

Or dans la réalité, les idées ne se vendent pas et jamais une place de marché des idées n’a décollée. Les entrepreneurs modernes partagent facilement leurs idées principalement grâce à l’arrivé du Lean Startup et de la réduction des Time to Market.

Comment ne pas être aveugle ?

Quand on lance un projet, je pense qu’il ne faut pas faire confiance à son intuition. Vous pouvez toujours vous protéger en demandant des avis externes. Qui mieux que vos (futur-)clients peut vous dire si vous êtes dans la bonne voix ?

Chez Human Coders, chaque fois que nous pensons à une fonctionnalité, un changement ou encore un nouveau service, nous testons avant tout notre idée. Il y a des tonnes de façon de tester son idée simplement. Running Lean est un très bon livre pour apprendre à concevoir un service en dialoguant avec sa communauté. Nous faisons des sondages, nous téléphonons à des experts qui connaissent bien le domaine, nous discutons librement de nos idées chaque fois que l’occasion se présente, nous faisons des prototypes, nous essayons d’aller à l’essentiel pour rapidement mettre le service en ligne et avoir des retours…

Nous avons aussi créé un groupe Facebook privé où nous avons réuni des personnes d’horizons très divers en qui nous avons confiance. Nous partageons beaucoup de choses avec eux (idées, doutes, inquiétudes, réussites…). Même si ces gens sont moins objectifs (car ils nous connaissent), le fait qu’ils sachent très bien ce que nous faisons nous permet d’avoir des retours approfondis qui nous apportent beaucoup.

Enfin, nous faisons de notre mieux pour toujours être à l’écoute de nos utilisateurs. Nous discutons souvent avec eux sur Twitter, IRC, dans les événements… Nous avons aussi mis en place un User Voice sur nos sites afin que qu’ils puissent nous soumettre des idées/remarques et qu’ils puissent en discuter entre eux.

Avec ces « gardes-fous », nous arrivons à rapidement éliminer les mauvaises idées (et ça arrive souvent !). Il nous arrive aussi régulièrement de modifier l’idée en fonction des retours pour mieux coller aux attentes de nos utilisateurs.

Peut-on monter une boîte sans amour ?

Si on ne peut pas aimer ses idées, d’où vient la passion qui pousse quelqu’un au bout de ses limites pour lancer un projet ? On connait tous des entrepreneurs qui dépensent une énergie incroyable pour monter leur boîte. Mais où puisent-ils leur énergie ?

A défaut de porter de l’affection pour ses idées, je pense que l’entrepreneur doit se passionner pour sa vision (ex: protéger les enfants des dangers de l’internet). C’est la vision qui doit être son moteur.

Il est courant chez les entrepreneurs qu’il y ait une confusion entre vision et idée. L’entrepreneur doit être passionné par le problème qu’il résout, par la cause qu’il défend, par les valeurs qu’il porte à travers sont projets, par les personnes à qui il change la vie… en revanche, il doit être totalement détaché, affectivement parlant, de la façon dont il s’y prend. Aimer son idée, croire en son idée est le meilleur moyen de s’obstiner et d’oublier de faire un service pour ses clients et pas pour soi.

J’ai écrit cet article pour résumer une longue conversion que j’ai eu avec mon associé chez Human Coders, Matthieu Segret. Il est possible que certains passages ne soient pas très exacts, que des livres expliquent ça 1000 fois mieux que moi, … mais j’avais besoin de l’écrire pour y voir plus clair et j’espère prévenir quelques entrepreneurs de ce danger. C’est un sujet qui nous passionne.
Si vous voulez poursuivre le débat, n’hésitez pas à partager votre vision sur le sujet en commentaire. 

 

 

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10 conseils pour perdre un Startup Weekend ! http://www.camilleroux.com/2012/03/05/10-conseils-pour-perdre-un-startup-weekend/ http://www.camilleroux.com/2012/03/05/10-conseils-pour-perdre-un-startup-weekend/#comments Mon, 05 Mar 2012 17:55:03 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1797 Startup Weekend Kauffman
J’étais facilitateur au Startup Weekend de Toulouse ce weekend.
Je n’ai toujours pas trouvé la recette miracle pour gagner un Startup Weekend. En revanche, je crois avoir trouvé 10 règles qui vous permettent de perdre à tous les coups !

Voici les 10 conseils :

  • Ne vous lancez pas dans un projet s’il y a des concurrents, même éloignés
  • Ne modifiez pas votre idée du vendredi même si les coach vous le disent
  • Ayez plusieurs produits, services, offres…
  • Faites une présentation sobre comme tout le monde
  • Mettez le plus de slides possible dans votre présentation
  • Ne laissez jamais vos futurs clients vous guider, décidez tout vous-même
  • Ne perdez pas de temps à simplifier votre business model
  • Si vous êtes porteur, arrivez avec un projet sur lequel vous travaillez depuis plusieurs années et dites bien que vous êtes là juste pour exploiter quelques développeurs pendant le weekend
  • Validez votre business avec des phrases du type « Le marché est de X personnes, si Y % utilisent notre service alors on est riche ». Le tout, sans expliquer d’où sort le Y !
  • Définissez votre business plan sur les 50 prochaines années et mettez tout le détail dans votre présentation

Je suis sûr qu’il y en a plein d’autres. Je compte sur vous pour proposer d’autres conseils en commentaire !

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Pourquoi j’ai créé les Human Coders ? http://www.camilleroux.com/2012/02/16/pourquoi-jai-cree-les-human-coders/ http://www.camilleroux.com/2012/02/16/pourquoi-jai-cree-les-human-coders/#comments Thu, 16 Feb 2012 11:04:50 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1795 Human CodersLorsque j’étais étudiant, il m’arrivait régulièrement de développer des projets web geek. Souvent, je ne les terminais pas et les rares fois où ils voyaient le jour, ils n’avaient jamais ne serait-ce qu’une lueur de succès.

Alors, mes premiers choix professionnels se sont dirigés vers des startups. Inconsciemment, j’espérais y trouver des réponses pour comprendre comment on réussit un projet web. Pour moi, une startup était le meilleur endroit pour apprendre ça. Je pensais y trouver des gens pragmatiques, passionnés, compétents… mais ces boîtes ont connu un succès guère plus glorieux que mes projets de l’époque. Je vous rassure, j’ai eu de bonnes expériences plus tard !

Startup Weekend KauffmanUn jour, j’ai profité d’un moment de répit entre deux CDI pour aller participer à un Startup Weekend. C’était il y a un an et demi. J’y ai découvert des gens comme j’espérais en trouver (je commençais à ne plus y croire !). Ces gens avaient des connaissances, des méthodes, des contacts qui leur permettaient de créer des services web rapidement et d’attirer l’attention sur leur projet. Je commençais enfin à avoir des réponses à mes interrogations ! Les raisons de mes échecs de l’époque me semblaient de plus en plus évidentes.

Ensuite, j’ai rapidement découvert des technologies pour développer mon site plus vite, des méthodes pour concevoir un business model, découvrir son marché ou manager un projet…

Cela devenait de plus en plus clair mais il me manquait de la pratique… alors j’ai enchainé les Startup Weekend ! A chaque fois j’apprenais des choses, je rencontrais des gens, je gagnais de l’expérience ! Puis, je suis même devenu mentor. A mon tour, j’enseignais les méthodes si précieuses que j’avais appris auparavant.

Que se serait-il passé si j’avais appris tout ça plus tôt ? Si on m’avait juste passé quelques liens à l’école ?… Je pense que j’aurais trouvé des jobs plus sympa, j’aurais rencontré plus vite les bonnes personnes, mes projets étudiants auraient pu faciliter la vie de certains utilisateurs… j’aurais gagné du temps !

Human CodersC’est la raison pour laquelle, je m’associe avec Matthieu pour monter les Human Coders ! Nous voulons que vous puissiez vous échanger les articles et livres qui changent votre vie. Nous voulons que vous trouviez le job de vos rêves. Nous voulons que vous puissiez vous former simplement aux méthodes et technologies qui vont changer votre façon de penser et vous faire gagner un temps précieux !

Bref. J’ai créé les Human Coders !

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Tester son idée en quelques heures http://www.camilleroux.com/2011/12/04/tester-son-idee-en-quelques-heures/ http://www.camilleroux.com/2011/12/04/tester-son-idee-en-quelques-heures/#comments Sun, 04 Dec 2011 12:20:38 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1779 Présentation réalisée pour la 3eme édition du Startup Weekend Marseille

Tester son idée en quelques heuresAprès de nombreuses participations à des Startup Weekend, je me suis aperçu que les gens testaient peu leurs idées avant de se lancer dans le développement du service complet.

Voici 10 moyens d’affiner et tester votre idée avec le moins d’effort possible. Ils vous permettrons de mieux répondre aux besoins de vos clients et d’aller plus vite vers la bonne idée.


Itération

Pour tester son idée en un minimum de temps, il est toujours important de réfléchir à comment obtenir le maximum de retours avec le moins d’effort possible. Développer son service est rarement la meilleure solution…

La conception doit se faire de manière itérative. Partez à la découverte de vos utilisateurs potentiels, récupérez un maximum de retours et modifier votre business model/service en fonction.

Expert

Afin de comprendre le marché, les besoins… demander à un expert est souvent une bonne solution. Cela vous permettra de rapidement avoir les informations de base dont vous avez besoin.

N’hésitez pas à essayer de contacter des gens qui vous paraissent inatteignables. Dans des Startup Weekend, il m’est souvent arrivé d’avoir des CEO de sociétés connues au téléphone ! Ils sont souvent aussi passionnés que vous et se font un plaisir de vous expliquer ce dont vous avez besoin.

Interviews

Au départ, votre idée est floue et repose sur de nombreuses hypothèses pas toujours fiables. Pour mieux comprendre le besoin de vos clients, le plus simple est souvent de leur demander.

Pas besoin d’interroger beaucoup de monde. Essayez de poser un minimum de questions afin de ne pas trop influencer. Laissez la discussion dériver. Il est possible que vous n’ayez pas identifié le besoin et que cela n’intéresse pas du tout la personne interrogée.

Repérez bien les phrases du style : « Je ne suis pas sûr d’utiliser ton service, en revanche, si ton service fait [une idée], je suis prêt à payer pour ça ! »

Sortez !

Vous faites un service pour boulangers ? Sortez et allez interroger le premier boulanger du coin.

Qui mieux qu’un boulanger pourrait vous répondre ?

Article

Afin de vérifier, si la problématique que souhaitez traiter intéresse, vous pouvez communiquer dessus et voir si les gens lisent et diffusent ce que vous écrivez.

Avant de vous lancer dans de la formation en création d’entreprise, pourquoi ne pas vérifier qu’il y a un marché en publiant un article donnant les bases…

Questionnaire

Quand votre idée se précise, un questionnaire peut être très utile. Il vous permettra d’avoir des informations quantitatives cette fois. Google Docs vous permet d’en créer un en quelques minutes.

Pensez à publier le questionnaire à votre cible !

Votre service concerne le tourisme ? Postez votre questionnaire sur des forums, blogs, chats… qui concernent ce domaine.

Pensez à demander s’ils se sentent concernés, combien ils pourraient payer, de quelles fonctions ils ont besoin, ont-il d’autres problèmes…

Landing page

Une fois que vous avez mieux identifié le problème que vous voulez résoudre, il est bon de tester votre solution. Créez un site d’une page contenant le nom de votre projet, la description en une phrase de votre service et un call to action (champ pour laisser son email, bouton «plus d’infos»…)

Vous pouvez vous lancer dans l’achat d’un nom de domaine et la création d’une page web (des services comme LaunchRock peuvent grandement vous simplifier la vie).

Pensez pas à tester différents messages et regarder l’influence sur le taux de conversion !

Prototype

Une fois que votre business model et votre idée se précisent, il devient pertinent de développer un prototype. Regardez si les gens s’inscrivent, s’ils l’utilisent et si oui, quelles fonctions.

N’hésitez pas à changer le wording, ajoutez/modifiez/supprimez des fonctions pour voir si leur comportement change.

MVP (Minimal Valuable Product)

Ne développez pas une usine à gaz ! Construisez le plus petit produit qui vous permettra d’avoir des retours utilisateurs.

Si vous êtes tenté de construire une usine à gaz, si vous n’arrivez pas à résumer votre service à quelques fonctionnalités, c’est que votre vision n’est pas encore assez claire. Repartez à la découverte de vos clients potentiels.

Monétisation

Enfin, le grand luxe pour un Startup Weekend, essayez de gagner de l’argent. C’est la meilleure preuve.

Si les gens payent pour votre service, vous êtes sur la bonne voix. Il ne vous reste plus qu’à les garder.

 

Pour approfondir, voici quelques livres orientés Lean Startup que je vous invite à lire.

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La communauté Ruby vue par… Matthieu Segret ! http://www.camilleroux.com/2011/11/17/la-communaute-ruby-vue-par-matthieu-segret/ http://www.camilleroux.com/2011/11/17/la-communaute-ruby-vue-par-matthieu-segret/#comments Thu, 17 Nov 2011 11:59:03 +0000 Camille Roux http://www.camilleroux.com/?p=1761 Salut Matthieu,

Nous nous sommes connus durant nos études à Polytech’Nice Sophia. Nous étions dans la même promo. Tu es aujourd’hui formateur Ruby on Rails sur Paris et ton point de vue m’intéresse.
Je souhaite interviewer quelques personnes aux profils divers afin d’avoir un état des lieux de la communauté en France et de réfléchir ensemble à comment la faire évoluer.
Si tu le veux bien, j’aimerais en savoir plus sur ta vision de Ruby.

- Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Matthieu SegretBonjour ! J’ai 27 ans et je vis sur Paris.
Je suis passionné par le développement depuis presque 10 ans. Depuis mes études à Polytech’Nice, une école d’ingénieurs en informatique, je suis passé par de grandes sociétés comme Orange, mais c’est vraiment dans des petites structures que j’ai commencé à m’épanouir (petite SSII, startup).

J’ai commencé mes premières applications web début 2006 avec Python et le framework TurboGears. Je ne connaissais à l’époque que C / C++ et Java. La découverte de Python fut pour moi une bonne surprise : un langage simple et efficace. TurboGears n’était pas assez mûr à ce moment là, il souffrait d’un sérieux manque de cohérence.

C’était décidé, mes prochains projets serait en PHP ! La syntaxe me plaisait moins que Python mais la communauté était très dynamique. Il y avait beaucoup de librairies disponibles et des frameworks web de qualité. Le framework CodeIgniter me convenait parfaitement, je trouvais l’architecture MVC très bien pensée. Mes projets étaient mieux structurés, plus faciles à maintenir. Son seul défaut était son ORM vraiment trop léger. Je ne voulais plus écrire de SQL, surtout pour des requêtes basiques et redondantes.

J’ai intégré en 2008 une startup créé par des anciens d’Apple. Leurs produits était en Java avec le framework conçu et utilisé par Apple : WebObjects. Je n’en avais jamais entendu parlé. Pourtant il était utilisé pour iTunes Music store, Apple store etc, bref des sites à fort trafic. WebObjects reste pour moi un vrai bijoux. Il allie la rapidité de Java avec une architecture MVC déconcertante de simplicité. Son point fort : un ORM très puissant. Par exemple, on peut modifier toute une grappe d’objets persistants avec une grande élégance, entièrement en Java. Puis faire un UNDO sur la grappe pour retrouver l’état d’origine. On peut bien sûr faire un REDO pour retrouver nos changement, et tout cela sans une requête SQL ! Ce n’est bien sûr qu’un exemple de la efficacité de cet ORM.

Logo RubyLive : Toute l'actualité Ruby en français !

Après la sortie de Ruby on Rails 3, j’ai décidé de m’y remettre en tant qu’indépendant. J’ai donc créé ma société de conseil et développement web autour de cette technologie. Aujourd’hui, je suis formateur Ruby on Rails.
Enfin, comme tu le sais sûrement, j’ai co-fondé avec toi le site d’actualité RubyLive :)

- Qui sont tes clients ? Que leur apportes-tu ?

Mes activités sont assez variées. Cela va de la conception d’application web à des missions, plus ponctuelles, de conseil. Mes clients vont de la SSII à la start-up en passant par de grands comptes comme la Société Générale.

Après plusieurs demandes de la part de clients souhaitant une formation Ruby on Rails. J’ai voulu me lancer. J’ai réfléchi à la manière dont j’aurais aimé apprendre ce framework.

Rails for ZombiesJe voulais que cela soit simple, ludique et pratique à la manière de Code School ou encore du livre Agile Web Development with Rails.

Le stagiaire construit un petit projet qu’il développe au fur et à mesure de sa progression dans les notions de Rails. Au bout de 3 jours, il déploie son projet sur Heroku.

- Comment as-tu commencé à développer en Ruby ? Quelles ont été tes motivations ?

Je suis tombé dans le Ruby en école d’ingénieur. J’étais frustré par la complexité des technologies enseignées dans mon école comme par exemple J2EE.
C’est en 2006 que j’ai découvert les joies de Ruby on Rails. Avec 3 amis dans le cadre d’un projet d’école, nous voulions faire une application de partage de notes : le google docs des post-it !

Mon premier contact avec Ruby fut assez déroutant, en particulier avec les blocks, j’ai mis du temps à me faire à la syntaxe. J’étais déjà moins perturbé par Ruby on Rails qui reprenait des concepts que je connaissais déjà. Il y avait cependant un réel plus, deux principes : Convention Over Configuration et DRY : Don’t Repeat Yourself ! Avec ces deux principes, le travail en équipe devenait un vrai plaisir : nous savions tous où trouver le code des autres et il y avait moins de mauvaises surprises. De plus, les tests et les migrations de base de données amélioraient encore plus le travail en groupe. Nous pouvions faire évoluer la structure de la base en équipe tout en évitant les régressions.

En 3 semaines nous avions un prototype fonctionnel : on pouvait inviter des amis sur un «bureau» et partager avec eux des post-it en temps réel avec du push (déplacement, redimensionnement, couleur, texte).

Notre professeur était sidéré par notre avancé. Il ne connaissait pas Ruby. Il a, par la suite, suivi notre projet avec un grand intérêt. L’année d’après il enseignait le Ruby à l’école !

- Considères-tu Ruby et Ruby on Rails comme un avantage concurrentiel ? Pourquoi ?

C’est une question que l’on me pose très souvent. J’ai donc décidé d’écrire une série d’articles sur les avantages de Ruby on Rails qui me servent au quotidien comme Bundler pour la gestion des dépendances, CoffeeScript pour faire du javascript plus efficacement, Heroku pour déployer en un clin d’oeil…

Lien : Les avantages de Ruby on Rails

- Peux-tu me décrire ton environnement de travail habituel ? Quels gems, langages, techno, OS, IDE, méthodes utilises-tu ?

Je travaille sous Mac avec TextMate. Mon navigateur est Safari. J’utilise TotalTerminal pour avoir mon terminal accessible à tout moment sur n’importe quel bureau. Ma base de données est sur PostgreSQL, cela me permet d’avoir moins de mauvaises surprises lorsque je déploie sur Heroku.

Coté serveur, je développe essentiellement avec Ruby on Rails (2.3, 3.0 et 3.1).
Pour le JavaScript : CoffeeScript avec JQuery, pour les feuilles de style : SCSS avec Compass, et HAML pour le templating.
Coté design, le bootstrap twitter rend mes applications présentables pour un client en attendant le graphiste.

Les gems que j’utilise régulièrement : Devise pour l’authentification, Simple_form pour la génération des formulaires, Boilerplate pour le HTML5, ActiveAdmin pour l’interface d’administration, Resque pour la gestion des tâches de fond, Sunspot pour la recherche, state_machine pour la gestion des états, SettingsLogic pour la configuration de l’application.

logo herokuJe déploie mes applications sur Heroku. Je me sers de Github pour héberger mon code.
Pour gérer les projets, mes clients et moi utilisons PivotalTracker, un outil dédié à la gestion de projet en Scrum. Ils sont donc au courant en temps réel de mes avancés qu’ils peuvent à tout moment voir en ligne.

- Que penses-tu de la communauté Ruby en France ?

Le logo du langage de programmation RubyDepuis ces 6 derniers mois, la communauté Ruby en France s’agrandit et se dynamise.
Le nombre d’offres d’emploi Ruby augmente, de nouveaux apéros Ruby fleurissent partout en France. En moins de 6 mois, les apéros Ruby sur Paris sont passés de 10 à 90 participants et je pense que cela va continuer à augmenter.

Sur le web, le constat est le même, plusieurs blogs ont vu le jour récemment, les articles francophones sur Ruby se multiplient. RubyLive montre nettement ce phénomène. En moins de 3 semaines, nous avons eux plus d’une centaine articles, la plupart en français, de sources très différentes.

L’intérêt pour Ruby en France fait naître une demande croissante de ressources écrites en Français, de présentations pour débutant, de partage avec des Rubistes.

- As-tu des idées pour améliorer la situation actuelle de la communauté ruby ? 

Logo Ruby On RailsLes apéros Ruby sont un vecteur essentiel du dynamisme de la communauté en France. Des nouvelles têtes arrivent avec une foule de questions, c’est important qu’ils puissent trouver des rubistes avec qui parler, ainsi que des présentations pour débutant. C’est l’occasion, pour les rubistes, d’échanger et de se connaître. Je trouve que c’est vraiment stimulant de se rencontrer physiquement régulièrement.

Je pense qu’il y a un gros travail de pédagogie à fournir pour expliquer quels sont les atouts de la technologie, que peut-on faire avec, ect.

Enfin, je pense qu’il faut donner de la visibilité et soutenir le partage d’articles parlant de Ruby. C’est ce que j’essaye de faire avec RubyLive.

- Quel rôle l’association Ruby France doit avoir aujourd’hui ?

Logo Ruby FranceL’organisation du dernier RailsCamp par Yann Klis était un succès, de même pour le Ruby Lugdunum. L’association Ruby France devrait favoriser encore plus ce genre d’initiatives.

Les entreprises devraient pouvoir sponsoriser Ruby France chaque année. Cela permettrait à l’association de payer à temps partiel un ou deux community managers dont le seul but serait de promouvoir Ruby dans les écoles, les entreprises, les évènements informatiques. Ruby France devrait aussi rémunérer un communiquant chargé de décrocher des sponsoring de grosses sociétés (Microsoft, Heroku, Engine Yard, etc.).

L’argent récolté pourrait servir à soutenir des actions locales ou des événements plus importants (nationaux ou européens).

- Je te laisse le dernier mot pour conclure :)

Je vous donne rendez-vous au prochain apéro Ruby sur Paris (tous les premiers mardis du mois). N’hésitez pas à partager vos articles ou à suivre l’actualité sur Rubylive.

Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de ton temps.

Vous pouvez retrouver Matthieu Segret sur Twitter ou sur son blog.

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