3 oct
Bonjour Thibaut,
On ne s’est jamais rencontré, mais je te vois souvent dans ma timeline Twitter. J’entends souvent parler de toi aussi.
Je souhaite interviewer quelques personnes aux profils divers afin d’avoir un état des lieux de la communauté en France et de réfléchir ensemble à comment la faire évoluer.
Tu es freelance depuis plusieurs années et ce point de vue m’intéresse !
Si tu le veux bien, j’aimerais en savoir plus sur toi et ta vision de Ruby.
- Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Bonjour ! Je m’appelle Thibaut Barrère, j’ai 34 ans. J’ai créé ma société LoGeek en 2005. En 2010, ma compagne Cécile m’a rejoint pour travailler avec moi.
Nous travaillons sur notre premier produit SAAS, WiseCash, qui aide les freelances et petites structures à anticiper et optimiser leur trésorerie (c’est une appli Rails 3.1 pour l’anecdote).
Mon activité principale en dehors de WiseCash est le consulting : accompagnement technologique, majoritairement avec Ruby et RubyOnRails. Je travaille en particulier sur l’automatisation au sein des entreprises, l’interfaçage entre plusieurs systèmes (legacy, CRM, flux de données…), le traitement de données (ETL, Datawarehouse) et le développement en Ruby ou Rails en général. Je gère généralement la totalité du cycle projet, du recueil du besoin, au développement itératif à la Scrum (je suis certifié Scrum Product Owner), au déploiement et provisioning de serveurs et à la maintenance. Je travaille généralement avec mes clients sur la durée, dans une relation de confiance.
- Comment se passent les relations entre freelances Ruby ? Y-a-t-il des groupes qui s’entraident par exemple ?
J’ai des échanges fréquents par mail, téléphone ou IRC, avec un bon groupe de Rubyistes, freelances ou non. Les relations entre nous sont très bonnes.
Les échanges sont nombreux et on s’entraide, que ça soit sur des sujets techniques (que penses-tu de MongoId ? Backbone.js ? etc), sur des sujets de gestion de projet (pour s’aider à estimer correctement un projet compliqué), pour partager des outils nouveaux, ou encore sur de l’administratif ou du commercial (comment gère-t-on la TVA sur un produit SAAS ?).
On se transmet également les demandes de clients qu’on ne peut pas traiter.
Donc pour les gens que je connais en tout cas : un vrai sens de l’entraide.
- Quand as-tu commencé à développer en Ruby ? Quelles ont été tes motivations ?
J’ai débuté en 2004. Ma motivation initiale était de pouvoir compiler, sous Windows, une librairie C++ qui venait de Solaris et dont les outils de build n’étaient pas disponibles sur Windows. Rake et Ruby m’ont permis de recréer ce qui était nécessaire en une cinquantaine de lignes et en moins de temps que je ne l’aurais espéré.
J’ai continué à me servir de Ruby en clientèle (parsing de logs, outils de build, etc.), puis je me suis mis à utiliser Rails en 2005. J’ai réalisé une première application personnelle pour apprendre, puis j’ai proposé à un client d’utiliser la techno pour répondre à un de leurs besoins, et ainsi de suite.
Une force de Ruby est qu’avec une connaissance minime du langage, on peut déjà résoudre des problèmes et apprendre au fur et à mesure selon ses besoins.
- Considères-tu Ruby et Ruby on Rails comme un avantage concurrentiel ? Pourquoi ?
Je considère Ruby en général comme un avantage concurrentiel très conséquent, pour plusieurs raisons que je vais détailler.
La concision du langage et la productivité que j’obtiens avec Ruby, comparativement aux autres plateformes que j’utilise, est nettement plus importante. La concision, qui paraît un détail sympathique au début, a des ramifications à tous les étages, notamment sur l’écosystème disponible, ou la capacité à refactorer ou comprendre intégralement une application.
L’écosystème de librairies et outils, d’autre part (plugins variés, mais aussi pièces d’infrastructure comme Resque, outils de provisioning de serveur comme Chef) est d’une grande richesse.
Le test automatisé est fortement engrainé dans le monde Ruby, avec une perpétuelle recherche d’amélioration sur “comment bien tester une application” (ce qui me permet de refactorer une application à l’envie).
Finalement, en quelques années, déployer une application Ruby normale est passé du sujet d’expert à quelque chose de facile (ex: Heroku, DotCloud, Passenger…), avec une foultitude d’outils tels que NewRelic, AirBrake, pour instrumenter le tout.
- Peux-tu me décrire ton environnement de travail habituel ? Quels gems, langages, techno, OS, IDE, méthodes utilises-tu ?
Je travaille sur Mac avec TextMate, et j’utilise des VM Windows via VirtualBox quand c’est utile.
J’utilise les gems suivants : Rails 3/2, Ruby 1.9/1.8, Guard, JasmineRice, Rake, Haml, Sass, Resque/DelayedJob, Sunspot (Solr), ThinkingSphinx, API Cache, Redis store (cache), Rufus scheduler, Amazon/ECS, MongoMapper/Mongomatic, RSpec ou Test::Unit, Cucumber, FactoryGirl, Awesome Print, Will Paginate, Prawn / PDF::Writer, Acts as Taggable variés, Nokogiri/Hpricot/libxml, Hoptoad/ExceptionNotifier, Whenever ou autres gems pour cron, Capistrano ou Chef-solo.
Pour les traitements de données ETL, j’utilise généralement ActiveWarehouse-ETL, librairie open-source dont je suis l’actuel mainteneur, ou une variante plus légère.
Les OS et technos varient : cette année j’ai travaillé en Rails 3/MySQL déployé sur Ubuntu, en JRuby+Java+Resque déployé sur Windows Server 2003, en Rails 3+MongoDB déployé sur Heroku, en Rails 2+Ruby 1.8.7 déployé sur SliceHost… Je m’adapte à ce qui est pertinent pour mes clients.
Le mode opératoire est généralement agile : j’ai tendance à utiliser Acunote pour les estimations et les sprints à la Scrum, à travailler à distance, à faire du pair-programming de temps en temps (même à distance), à tester rigoureusement.
Je facture à l’heure passée exclusivement, et je tracke mon temps avec Freckle.
- Que penses-tu de la communauté Ruby en France ?
En préambule, je ne suis pas membre de l’association et je connais peu ses actions actuelles.
Je crois beaucoup, pour développer la communauté, à :
Si quelqu’un veut me contacter pour discuter, vous êtes le bienvenu => thib…@gmail.com
Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de ton temps.
Merci à toi pour ton initiative qui donne plus de visibilité à la communauté Ruby en France :)
30 sept
- Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Je m’appelle Damien Mathieu, j’ai 25 ans et j’habite à Lyon.
Je développe en Ruby depuis 2007, et je suis payé pour cela depuis 2008.
J’ai créé, il y a moins d’un mois de cela avec Franck Verrot, la société evome, par laquelle, nous proposons des formations et du consulting sur Ruby et le Javascript.
Il y a quelques temps, j’ai également participé à la création des apéros Ruby à Lyon avec lyonrb et qui ont aujourd’hui lieu de manière régulière, le second jeudi de chaque mois.
Je fais également partie de l’équipe organisatrice de Ruby Lugdunum.
Enfin je poste de temps en temps des articles techniques sur mon blog.
- Quand as-tu commencé à développer en Ruby ? Quelles ont été tes motivations ?
En 2007, je sortais des études, après une licence professionnelle web développeur.
A l’époque cependant, développant depuis plusieurs années déjà, PHP ne me convenait plus, et je voulais trouver mieux.
J’avais entendu parler de Ruby, j’ai commencé à regarder à quoi ça ressemblait et je suis tombé dedans.
- Considères-tu Ruby et Ruby on Rails comme un avantage concurrentiel ? Pourquoi ?
Je serais idiot de dire non. J’ai une affinité toute particulière pour Ruby, non seulement pour le langage, mais également pour la philosophie de sa communauté, qui pousse fortement à écrire beaucoup de tests automatisés, à utiliser des méthodes agiles…
Cependant je pense que ceci n’est vraiment qu’une question d’affinité. Dans certains cas, Ruby n’est pas le plus approprié et il n’est, alors, pas très judicieux de le choisir quand même.
Nous avons ainsi, sur un projet interne à evome, une application serveur nodejs. Ce projet ne contient pas une seule ligne de code en Ruby, non pas parce que nous avions envie de faire autre chose, mais parce que ce choix était le plus censé dans ce cas particulier.
Je considère donc Ruby bien comme un langage concurrentiel, mais au même titre que beaucoup d’autres. Il ne faut pas se fixer sur une technologie, mais en connaître plusieurs afin de pouvoir choisir la plus adaptée aux besoins d’un projet.
- Peux-tu me décrire ton environnement de travail habituel ? Quels gems, langages, techno, OS, IDE, méthodes utilises-tu ?
Je développe sous Mac avec VIM et Janus.
Mon navigateur est Google Chrome, actuellement en dev channel, mais cela varie.
J’ai utilisé pendant quelques temps mongodb, mais j’en trouve aujourd’hui les limites et reviens progressivement vers du SQL, particulièrement sous Postgres.
Côté client, je m’intéresse énormément à Sproutcore.
J’héberge mon code, que ce soit de l’open source ou du propriétaire, sur Github.
Nous essayons au maximum de respecter le Github flow, pas en déployant tout le temps en production, mais en créant des pull requests et en exigeant que quelqu’un d’autre relise tout code qui passe dans la branche master.
Enfin, j’héberge mes applications sur Heroku.
- Que penses-tu de la communauté Ruby en France ?
J’ai l’impression que beaucoup de gens en dehors de la communauté Ruby trouvent ce langage trop peu utilisé, et ont simplement peur de se lancer dans quelque chose qu’ils pensent ne pas être viable.
La communauté Ruby a, à mon avis, pour but de montrer que ce n’est pas le cas, en organisant des évènements (barcamps, conférences, petit déjeuners, …) afin de montrer que oui, Ruby est un choix technologique que l’on peut faire aujourd’hui.
- As-tu des idées pour améliorer la situation actuelle de la communauté Ruby ?
J’ai déjà donné des solutions : organiser des évènements.
Il existe déjà plusieurs Barcamps, au moins une conférence annuelle qu’il n’est peut-être pas forcément utile de démultiplier.
En revanche, chaque groupe local peut organiser ses évènements locaux : apéro, …
Pourquoi ne pas faire des petits déjeuners sponsorisés par une société et présentant Ruby ou un outil écrit en Ruby (capistrano par exemple) ?
Ce genre d’événement permet de toucher les entreprises, les décideurs. C’est eux qu’il faut convaincre pour développer le langage.
- Tu as monté plusieurs événements ces derniers mois. Quels sont-ils ? Peux-tu me dire quelle a été ta motivation pour chacun ?
Principalement, pour le fun.
C’est, je pense, la raison primordiale, qui permet de mener ce genre de projet fortement consommateur en temps à bien.
En dehors de cela, organiser ce genre d’évènements permet de promouvoir Ruby, en montrant que l’utiliser pour des projets (web ou autre) est quelque chose de très censé.
Et donc d’augmenter le nombre de développeurs, d’emplois. Et donc de possibilités d’emploi, de clients, etc.
C’est très égoiste au final ;-)
- Tu fais partie de l’association Lyon.rb. Quel est ton rôle au sein de l’association ? Quelles actions mène-t-elle ?
Je suis simple membre de l’association lyon.rb. Je n’ai aucun rôle spécifiquement défini.
Cette association a pour but de promouvoir Ruby et les nouvelles technologies dans l’agglomération Lyonnaise.
Cela se caractérise par l’organisation des apéro Ruby et de Ruby lugdunum.
- Quel rôle l’association Ruby France doit avoir aujourd’hui ?
Ruby France devrait être comparable à une fédération. Elle peut organiser des évènements, qui seront alors nationaux, mais laisse les autres groupes organiser des évènements locaux en leur propre nom.
Elle regroupe diverses associations locales, les soutient et les supporte en leur apportant diverses subventions, de la communication et de la visibilité, mais ne les supplante pas.
Chaque association locale devrait être partiellement indépendante, comme un club de sport l’est de sa fédération nationale.
- Je te laisse le dernier mot pour conclure :)
N’ayez pas peur de tester de nouvelles technologies, Ruby (parce que c’est trop bien) évidemment, mais également d’autres.
- Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de ton temps.
27 sept
- Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Bruno Michel, 28 ans, Paris. J’ai fait des études d’informatique à l’IIE-CNAM (ça s’appelle maintenant ENSIIE) et j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur. Je travaille chez af83 depuis plusieurs années. Mon poste actuel est Lead Developer mais ça change régulièrement. En parallèle, je m’occupe également de Ruby France et de LinuxFr.org, un site web populaire sur Linux et le Logiciel Libre. D’ailleurs, la version actuelle de LinuxFr.org tourne en Ruby on Rails et j’en suis le développeur principal.
- Quand as-tu commencé à développer en Ruby ? Quelles ont été tes motivations ?
Hum, je dirais en 2004 ou 2005. À l’époque, Ruby n’était vraiment pas connu (c’était avant Ruby on Rails) et j’ai commencé un peu par hasard. Je codais surtout en C, un peu en C++ et j’avais envie d’essayer des langages de programmation de plus haut niveau. J’ai essayé Perl mais je n’ai pas vraiment accroché. Un ami m’a alors parlé de Ruby et je suis tombé à peu près au même moment sur le Poignant Guide. J’ai alors fait mes premiers scripts en Ruby et j’ai tout de suite adoré la facilité avec laquelle on peut écrire très rapidement des programmes.
- Considères-tu Ruby et Ruby on Rails comme un avantage concurrentiel ? Pourquoi ?
Ça dépend. Certains clients peuvent être réticents à utiliser Ruby on Rails plutôt que du PHP ou du Java car cela peut poser des problèmes avec leur hébergeur actuel ou pour trouver une autre société de services pour reprendre le projet si ça se passe mal. Mais une fois cette phase passée, Ruby on Rails est redoutablement efficace pour développer des applications web avec des délais serrés et en évitant d’accumuler trop de dette technique. L’écosystème, notamment, est très riche, ce qui permet de trouver des gems (un gem est une bibliothèque en Ruby packagée pour pouvoir être installée en une commande) pour beaucoup de besoins et de gagner ainsi beaucoup de temps. L’autre grand avantage de Ruby est que sa communauté est très pragmatique et n’hésite pas à essayer beaucoup de solutions pour ne garder que la meilleure. Nous avons ainsi la primeur sur les outils et méthodes : Framework MVC, TDD (Test Driven Development), framework CSS, déploiement automatisé ont, par exemple, été adoptés par les rubyistes avant de se répandre ailleurs.
- Peux-tu me décrire ton environnement de travail habituel ? Quels gems, langages, techno, OS, IDE, méthodes utilises-tu ?
Je travaille exclusivement sous GNU/Linux avec des distributions comme Debian et Ubuntu. Pour l’IDE, c’est Vim + des terminaux ;-)
Par contre, pour le reste, je suis très versatile. J’aime bien essayer de nouveaux langages, de nouvelles méthodes, en changer pour éviter la routine. Par exemple, pour les langages, Ruby est bien évidemment mon langage de prédilection mais je fais aussi beaucoup de JavaScript/CoffeeScript, je suis de près ce qui passe du coté de Go, j’ai récemment fait un projet en C et ça m’arrive de débugger du Java ou de lire de l’Erlang. Et si j’arrive à trouver un peu de temps, j’aimerais bien me mettre à Fancy.
Coté technos, j’utilise pas mal de NoSQL (principalement Redis et MongoDB) et d’Evented Programming (EventMachine et Node.js). Et pour les gems, j’ai bien sûr mes préférés comme Goliath, Devise, Pry ou Redcarpet, mais ça change beaucoup d’un projet à l’autre.
- Que penses-tu de la communauté Ruby en France ?
J’ai un avis très mitigé sur la communauté Ruby en France. Ces dernières années, Ruby France a une activité très limitée, principalement par le manque de bonnes volontés pour l’animer. Nous avons également des problèmes assez sérieux : par exemple, il est très difficile pour une société de recruter un développeur Ruby on Rails expérimenté.
Mais, j’ai l’impression que la communauté est en train de se prendre en main pour faire changer ça. Des formations autour de Ruby se sont mises en place et de nouvelles têtes, comme toi Camille, sont arrivées pour insuffler de la vie dans cette communauté. Les apéros Ruby qui se multiplient sont un bel exemple de cette nouvelle énergie. J’ai donc bon espoir que la communauté Ruby grandisse et devienne mieux structurée dans les années à venir.
- As-tu des idées pour améliorer la situation actuelle de la communauté Ruby ?
Je pourrais citer pas mal de propositions (aller parler de Ruby et Rails dans les écoles d’informatique, monter des conférences prestigieuses comme pouvait l’être Paris on Rails, publier un livre blanc sur Ruby en France), mais si personne n’est là pour les réaliser, ça ne servirait à rien. Pour que la situation s’améliore, le plus important que de plus de personnes s’investissent, chacun à sa manière. Certains seront plus à l’aise à écrire un article pour GNU/Linux Magazine France, d’autres à organiser un apéro Ruby ou encore à faire une présentation lors d’une conférence comme OSDC.fr.
- Peux-tu m’expliquer le rôle de l’association Ruby France ?
Initialement, Ruby France s’est créé quand Ruby était encore confidentiel. L’association servait alors de point de rencontre et discussions entre les rubyistes français. Son objectif principal est la promotion de Ruby mais les moyens pour y parvenir changent au fil du temps : écrire de la documentation en Français nous semble maintenant bien moins important qu’au début de l’association. Par contre, nous essayons de faire naître et grandir des groupes d’utilisateurs dans les différentes villes et d’être un point d’échange entre ces groupes.
- Pourquoi as-tu décidé de devenir le nouveau président de l’association ?
Parce qu’il en fallait un ;-)
Plus sérieusement, je suis toujours émerveillé par la communauté Ruby dans le monde et je pense que la communauté française a aussi le potentiel pour faire des trucs géniaux. Et pour ça arrive, je suis prêt à donner de mon temps et énergie à faire avancer les choses.
- En tant que nouveau président quelles ont été tes premières actions ?
J’ai commencé par faire un état des lieux et essayé de relancer une dynamique au sein de l’association. Pour cela, j’ai choisi des actions relativement faciles à mettre en place mais qui permettent de montrer que ça avance : avoir un site web avec régulièrement de l’activité, être plus présent aux événements (on a sponsorisé Ruby Lugdunum, tenu un stand aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre et aidé à l’organisation d’OSDC.fr) et informer régulièrement les membres de Ruby France via la mailing-list interne.
Et pour la suite, il est toujours prévu de changer les statuts de l’association (trop lourds et trop compliqués à gérer), de continuer à mettre à jour les différents contenus présents sur notre site web et d’essayer de lier des partenariats pour accentuer notre présence sur Internet.
- Comment vois-tu l’association dans quelques années ?
Probablement pas beaucoup plus active que maintenant. Mais j’espère qu’elle sera un hub entre des groupes d’utilisateurs locaux dans les différentes villes qui, eux, seront très actifs. L’association pourra également servir de structure légale pour aider à l’organisation d’événements importants (faire les factures pour les sponsors et gérer la trésorerie par exemple).
- Je te laisse le dernier mot pour conclure :)
Merci de m’avoir proposé cette interview. Cela fait plaisir de te voir t’investir dans la communauté et, avec un peu de chance, cela donnera de bonnes idées à d’autres :)
- Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de ton temps.
Vous pouvez suivre Bruno sur Twitter et Github
Vous avez des questions à lui poser, des remarques à faire ou des idées à proposer ? Laissez un petit commentaire :)
23 sept
Cet article a été écrit en collaboration avec Damian Le Nouaille. Nous sommes les fondateurs de Hashtagbattle.
L’histoire commence au Startup Weekend de Nice Sophia Antipolis (#swnsa). En simultané, se déroule celui de Lausanne (#swlau). Camille et quelques autres organisateurs de l’événement sophipolitain réfléchissent à un moyen de lancer une compétition en temps réel entre les deux évènements, se défier via le réseau social Twitter … en nombre de tweets publiés ! L’idée est amusante …. Mais comment compter les points ? Aucun outil n’existe pour comparer le nombre de tweets postés sur deux hashtags différents.
Vendredi, 2h du matin : Camille crée une première version fonctionnelle de cette application de statistiques. Samedi soir, c’est la rencontre avec Damian, autre participant du Startup Weekend . Nous discutons du projet et décidons d’associer nos compétences… Une nuit de travail et HashtagBattle voit le jour : une interface permettant de créer des batailles de tweets avec un design soigné. Sur la durée, c’est aussi une fonctionnalité de rafraîchissement automatique toutes les 30 secondes pour suivre les statistiques en temps réel mais également la possibilité de choisir la visualisation des résultats sur une période définie.
Les deux Startup Weekends y joueront tout le dimanche ! Le lundi, le nombre de visites explose.
Très rapidement HastagBattle est cité dans des médias français comme Techcrunch, Presse Citron, Blogoweb, Descary… HashtagBattle se retrouve même en une de l’émission Funky Web de Game One, 10 jours après sa mise en ligne !
Dans le même temps, des événements ont commencé à utiliser notre service. Startup Weekend bien sûr, mais aussi Bemyapp, un concours de développement d’applications mobiles.
Ensuite, HashtagBattle a fait le tour du monde. Nous avons vu des articles pousser aux 4 coins du monde : Etats-Unis, Brésil, Japon, Espagne, Canada, Italie, Belgique, Pays-Bas…
Ces articles étaient principalement des présentations du service. De plus en plus, nous voyons des utilisateurs Twitter, blogs et autres médias web se servir de HashtagBattle pour présenter des battles sur des sujets d’actualité, des événements sportifs… Par exemple, le Firago a récemment utilisé HashtagBattle sur un article sur la publication de câbles diplomatiques par Wikileaks. En effet, Wikileaks avait demandé sur Twitter s’ils devaient publier ces documents. Autre exemple, il y a quelques jours l’animateur de la campagne numérique de François Hollande utilisait Hashtagbattle sur Twitter pour indiquer la popularité de Hollande face à Aubry.
Aujourd’hui, nous avons régulièrement un trafic de plusieurs milliers de pages vues par jour !
Nous avons demandé aux utilisateurs les fonctionnalités qu’ils préfèreraient avoir. Nous avons décidé d’implémenter les plus demandées.
Nous sommes heureux de vous annoncer qu’à partir de maintenant, vous allez pouvoir comparer non seulement des hashtags, mais aussi des noms de domaine, des mentions ou n’importe quel mot ! Les possibilités sont énormes !
De plus, nous allons très bientôt offrir la possibilité de faire des battles avec plus de 2 requêtes… Vous pourrez ainsi voir le classement en live des candidats à la présidentielle les plus cités sur Twitter !
Nous sommes certains que nous allons, encore une fois, être impressionnés par votre créativité.
N’ayant toujours pas de business model en tête (n’hésitez pas à nous envoyer un petit mail si vous avez une idée), nous allons continuer à proposer le service gratuitement et le faire évoluer sur notre temps libre pour le moment.
Nous avons plein d’idées pour le faire évoluer. Si vous aussi, vous voulez participer à l’évolution de HashtagBattle, n’hésitez pas à proposer vos idées sur notre Uservoice.
19 sept
- Peux-tu tout d’abord te présenter en quelques lignes ?
Je m’appelle Yann Klis, j’ai 33 ans et j’habite Strasbourg. J’ai créé Novelys en 2005, une petite entreprise dont la vocation est le développement d’applications web. Par application web, j’entends sites web complexes dont les développements peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années. On ne fait pas d’intégration de CMS, de blog ou de boutique en ligne. Chaque projet est nouveau (certains diront innovant). Depuis le départ, nous utilisons Ruby et Ruby on Rails, ce qui nous place parmi les premiers en France à avoir utilisé cette technologie. Le fait que Ruby on Rails soit relativement récent dans le paysage fait qu’à peu près la moitié de nos clients sont des startups, ou tout du moins des projets en création, c’est-à-dire où tout est à faire mais aussi sans historique. L’autre moitié de nos clients sont des gens qui viennent spécifiquement nous voir pour nos compétences Ruby/Rails ou alors parce que nous allons pouvoir régler un problème complexe grâce à Ruby/Rails.
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