J’ai participé au Running Lean Workshop de Ash Maurya

Les 14 et 15 octobre dernier, j’ai participé au workshop « Running Lean » de Ash Maurya. Je suis un grand fan de son livre et de son blog. J’ai recommandé son livre des dizaines de fois. Running Lean est une méthode que j’utilise très souvent lorsque je fais du conseil en Business Model.
Ash est l’un des rares à avoir proposé une méthode rigoureuse pour appliquer le Lean Startup. J’avais prévu d’écrire une série d’articles sur cette formation au Lean Startup mais finalement je me suis retrouvé avec peu de choses à dire. Je vais vous expliquer pourquoi…

Le lundi matin nous sommes accueillis avec un petit déjeuner dans un cadre plutôt agréable. Nous sommes ensuite invité à monter à l’étage dans une salle. Nous sommes entre 40 et 50, l’ambience me rappelle celle des cours en amphi que j’avais à l’école. Il se présente brièvement puis demande qui a lu son livre. Plus de la moitié de la salle lève la main. Je me dis que c’est bon signe, on parlera d’autre chose que son livre que je commence à connaître par coeur.

Workshop Running de Ash Maurya

Malheureusement, sur 2 jours de workshop, plus d’un jour et demi est centré sur le livre sans grandes nouveautés.
La dernière demi-journée est consacrée au LeanStack, son dernier outil. Mon attention décolle, mais retombe vite près de 0. Le Lean Stack est un outil qui mélange plusieurs de concepts différents, qui ont un lien assez limité entre eux. J’en retiens juste quelques questions intéressantes à poser.

En plus d’un contenu original, je m’attendais à un exemple de pédagogie. Expliquer Running Lean est devenu le quotidien de Ash. Il donne des workshops, des conférences, du consulting et écrit des articles. Avec toute cette expérience, mes attentes étaient grandes.
Et bien, là aussi, rien d’original. Nous sommes trop nombreux pour que le cours soit interactif. Il y a très peu de pratique et il peut difficilement passer voir tout le monde.
Je suis amené à assister à de nombreuses formations pour développeurs grâce à Human Coders et à régulièrement sélectionner des formateurs. J’avoue que je suis habitué à bien mieux !

Passons maintenant aux points positifs. Même si la formation m’a déçu, les gens qui y participaient étaient passionnants. J’ai fait de belles rencontres et j’en suis ravi.
Je continue aussi à recommander la lecture de son livre Running Lean et de son blog qui sont très inspirants.
Enfin, je suis reparti avec une version dédicacée de son livre.
Mais ça ne suffit pas à compenser…

Running Lean dédicacé par Ash Maurya

 

 

Je me lance dans le conseil en Innovation de Business Model et Lean Startup

Comme je le disais dans mon dernier article, je profite de la semaine Off de Human Coders pour lancer une activité de conseil en Innovation de Business Model.

J’ai commencé à me passionner au Lean Startup il y a quelques années en fréquentant les Startup Weekend et autres événements pour entrepreneurs. Ensuite, j’ai lu  de nombreux livres et articles sur le Lean Startup et quelques sujets connexes comme le customer development, le growth hacking, la gestion de communautés, la web marketing… Petit à petit, réfléchir aux Business Model est devenu un véritable jeu.

Ensuite, j’ai coaché des équipes dans des Startup Weekend ou des incubateurs, des amis qui montaient leur boite, ou encore des entrepreneurs qui me contactaient via mon blog. J’ai également pu expérimenter ces méthodologies avec Human Coders ou des side-projects comme HashtagBattle tant en continuant à apprendre. Dernièrement, j’ai aussi eu l’occasion de former des conseillers CCI au Lean Startup.

J’adore réfléchir sur le Business Model d’une société, challenger le modèle économique et la démarche, trouver le plus court chemin pour tester l’idée, chercher des moyens élégants et pragmatiques de développer rapidement le projet…
Alors je me lance dans le conseil !

Camille Roux - conseil en business model

 

Avec les quelques clients que j’ai déjà pu avoir, j’ai testé un accompagnement sur la durée avec des sessions de 4h toutes les 2-4 semaines. J’avais peur que ce soit court, mais comme j’interviens au niveau du Business Model, c’est vite très impactant et cela demande du temps pour effectuer les changements et tester les nouvelles hypothèses.
J’essaierai de vous proposer des études de cas dans quelques semaines.

Retrouvez plus d’info sur http://conseil.camilleroux.com

J’ai également créé une page Facebook pour mieux communiquer dessus :

On teste les « semaines Off » chez Human Coders

Notre objectif

Human CodersFin 2011, quand on réfléchissait à la création de Human Coders avec Matthieu, il était consultant/formateur en Ruby et j’étais CTO dans une start-up parisienne. Il avait pour habitude d’imposer à ses clients de ne travailler que 4 jours par semaine. Cela lui permettait de consacrer du temps à ses nombreuses passions, de prendre du recul et finalement d’être bien plus efficace dans son travail.

En créant Human Coders, nous voulions principalement trois choses :

  • Etre cohérents avec notre vision en aidant les développeurs à faire de la veille et découvrir de nouvelles technos
  • Avoir une vie plus enrichissante et épanouissante
  • Pouvoir un jour se libérer du temps pour faire d’autres choses

C’est un mode de vie très inspiré des 20% de Google ou de la semaine de 4h de Tim Ferris.

L’argent n’était pas une de nos motivations premières. Evidement Human Coders devait nous faire vivre mais on ne faisait pas ça uniquement pour l’argent. Par ailleurs, je ne crois pas trop aux créations d’entreprises dont le but principal est l’argent. Cela conduit généralement à des sociétés assez fades car il n’y a pas de vision derrière.

Comment cela s’est réellement passé ?

La première année, principalement occupés par la croissance de la société, nous n’avons pas respecté notre souhait de nous libérer du temps sans pour autant travailler soir et weekend. Nous travaillions 5 jours par semaine avec des horaires raisonnables. Nous avons travaillé quelques rares fois le weekend, mais nous avons vite cessé afin de tenir sur la durée.

Même si mon temps de travail était toujours le même qu’avant, je me sentais plus libre et j’avais, de ce fait, moins l’impression de travailler. Mon travail chez Human Coders me permettait d’avoir un quotidien très varié, de rencontrer de nombreuses personnes, d’aller dans des événements… Finalement, sans diminuer mon temps de travail, une partie de mon souhait était réalisé. Ma vie était réellement plus enrichissante.

Une fois la situation stable et confortable, nous voulions revenir à notre ambition du départ et tenter de diminuer notre temps de travail pour avoir du temps à consacrer à d’autres activités. Pour commencer, nous avons tenté de gagner du temps en nous affranchissant de certaines tâches tout d’abord en travaillant avec une assistante, ensuite en automatisant ou supprimant des tâches. Cela a été efficace. Nous avons pu nous débarrasser d’une grand nombre de tâches. Ce fut une étape importante pour Human Coders également car nous avons pu nous concentrer sur les tâches plus stratégiques. Cependant, nous nous sommes empressés de remplacer ce temps gagné par d’autres tâches, tant et si bien que nous n’en avons jamais vu la couleur.

Il est venu le temps d’agir

Alors, cet été, nous avons décidé de prendre le problème à l’envers : réduire notre temps de travail et faire de notre mieux pour nous adapter. Dans un premier temps, nous avons choisi de nous prendre une semaine par mois. Nous sommes en ce moment même dans notre première semaine Off. Une semaine « Off » ressemble beaucoup à une semaine de vacances à ceci près que nous nous tenons prêts à travailler si cela est nécessaire. Cette astreinte nous permet de nous assurer que notre absence aura un minimum d’impact.

Nous prenons les semaines « Off » bien évidement en même temps, l’idée n’est surtout pas de reporter la charge sur l’autre. A chaque fois, à notre retour, nous ferons un bilan pour voir les problèmes que nous aurons rencontrés pendant cette semaine et nous chercherons des moyens d’éviter qu’ils se reproduisent. Dès que nous arriverons à partir une semaine sans que cela ait d’impacts importants sur la société, nous nous prendrons plus de temps :)

Que vais-je faire de ce temps libre ?

Je vais profiter de ce temps libre pour m’investir sur plusieurs projets :

  • Développer une activité de conseil en innovation de Business Model et Lean Startup
  • Poursuivre l’écriture déjà bien avancée d’un livre sur mon mode de vie en tant qu’entrepreneur
  • Consacrer plus de temps au projet HashtagBattle pour en faire une société viable
  • Faire du théâtre d’impro (j’ai rejoint la troupe d’impro « Les Ours Molaires » sur Montpellier)
  • Et bien d’autres activités encore  ! (me remettre à la musique, voyager, lire, réaliser d’autres side-projects…)

Je précise que Human Coders reste mon activité principale et ce n’est pas près de bouger. Nous avons encore de nombreuses surprises à vous faire, d’idées à tester, de clients à conquérir… Bref, ça va continuer à secouer !

Rendez-vous dans quelques jours pour un feedback sur notre première semaine « Off » ! Pour le moment tout ce passe nickel !

EDIT : Depuis juin 2014, nous travaillons plus que 2 semaines par mois sur Human Coders… et tout va pour le mieux.

Comment devenir une référence dans un domaine en quelques mois ?

Je suis convaincu qu’il est possible de devenir une référence dans un domaine de son choix en quelques mois. Quand je parle de référence, je parle de quelqu’un de connu pas nécessairement expert.

Qui n’a jamais vu un speaker qui n’avait vraiment pas le niveau attendu dans une conférence ? Qui n’a jamais été déçu en rencontrant un soit-disant expert dans un domaine ? Ces gens ont juste voulu aller trop vite.

J’ai vu des dizaines de gens tenter ce processus. Ce n’est pas très difficile. Il faut travailler, avoir confiance en soi et ses compétences et, faire attention à ne pas vouloir aller trop vite pour ne pas se retrouver dans des situations délicates.

En France, il suffit de prendre un sujet moderne et plutôt de niche pour se retrouver dans un marché où il faut écrire 3 articles pour devenir la référence absolue. Profitez-en !
Combien de gens écrivent sur Angular.js en France ? Combien d’articles français ont été publié sur ElasticSearch ? Combien sur le Lean Startup ? …

Voici un série d’actions qui vous permettra de devenir une référence :

  • Choisir un sujet peu traité en France et pas trop éloigné de vos compétences actuelles (plus le sujet est éloigné, plus vous devrez travailler)
  • Faire de la curation sur le sujet sur Twitter
  • Lire le livre en anglais le plus connu sur le sujet, créer un blog, écrire des articles dessus et les faire connaître.
  • Répondre à des « call for papers » d’événements (si possible qui filment les talks) et proposer une conférence sur le sujet. Dès que vous avez trouvé une présentation qui plait, proposer toujours la même
  • (Co-)Organiser un événement sur le sujet (juste un apéro mensuel suffit)
  • Le summum est d’écrire un livre ! (au moins un e-book)

A ce stade, vous aurez largement assez de crédibilité pour proposer vos services en tant que consultant, être accepté dans la plupart des événements, recevoir des proposition d’interviews, avoir des armées de recruteurs sur le dos…

Have fun!

Ce que j’aurais aimé apprendre en école d’ingénieur en informatique

J’ai fait des études d’ingénieur en informatique à Sophia-Antipolis dans une école qui s’appelle Polytech Nice-Sophia. Je suis globalement satisfait de l’enseignement technique que nous avons eu.
En revanche j’ai dénoté des manques notamment sur le marché du travail, l’aptitude à chercher du travail, la collaboration avec des personnes non techniques…
Après discussion avec des développeurs sortis d’autres écoles, ces manques sont assez génériques.

Voici donc la liste (dans le désordre) des sujets que j’aimerais qu’on enseigne dans les écoles d’ingénieurs en informatique :

  • Comment et pourquoi faire de la veille ?
  • Il n’y a pas que les SSII et les grands groupes qui recrutent
  • On a pas forcément besoin d’un CV pour trouver un job
  • Comment et pourquoi se faire du réseau ?
  • Quels événements fréquenter et pourquoi ?
  • Comment travailler sa crédibilité (écrire des articles, participer à des conférences, créer des projets…)
  • Comment créer une société/devenir AE ?
  • Quels sont les salaires en sortie d’école
  • Collaborer avec des profils non techniques (business, designers, clients…) par exemple par le biais d’hackatons tels que Startup Weekend

La liste n’est pas exhaustive, mais ça serait déjà bien que les écoles ajoutent une partie de la liste.

Et vous, qu’est-ce qu’il vous a manqué à l’école ?