Les levées de fonds, c’est pas automatique !

– J’ai une startup
– T’as levé des fonds ?
– Non
– Donc t’as pas de startup

Source : tweet de Ludovic Fleury

Voilà presque ce qu’on pourrait entendre dans un rendez-vous entre entrepreneurs.

Le constat

Cela fait quelques années que je fréquente le monde de l’entrepreneuriat français et je suis toujours surpris de voir à quel point la levée de fonds est un réflexe pour la plupart des startupers.

Demandez à une startup web qui démarre son objectif pour les prochains mois. 95% de chance pour qu’elle vous réponde qu’elle compte développer un proto en quelques mois puis aller chercher un business angel pour faire une levée de fonds de 300 000 € afin de finaliser son service pour tenter de capter le marché, puis d’aller chercher des VC pour accélérer tout ça.

Les levées de fonds réussies donnent lieu à des fêtes, des articles dithyrambiques dans la presse spécialisée… On pourrait finir par penser qu’une startup qui marche c’est avant tout une startup qui a réussi sa levée de fonds. Moi qui pensait que la réussite d’une société se mesurait aux bénéfices générés, aux emplois créés, à sa capacité à changer la vie des gens…

Les entrepreneurs sont formatés à cette idée par tout leur entourage : les coaches, les incubateurs, les entrepreneurs qu’ils rencontrent, les articles qu’ils lisent, les cours d’entrepreneuriat en école de commerce…

Mais alors est-il possible de faire sans ? pourquoi ?

Pourquoi faire sans ?

Je ne vais pas refaire toute l’argumentation. Certains l’ont fait longtemps avant moi, comme 37signals dans leur livre Rework.

Un business angel ou un VC attend un retour sur son investissement. Ce ne sont pas des philanthropes. Vous allez devoir lui rendre des comptes, écouter ses conseils… Difficile de garder sa créativité du départ et sa vision dans une telle situation !

J’ai créé une société avant tout pour changer un petit peu le monde selon mes convictions, mes valeurs, ma vision des choses… J’aime beaucoup ma liberté de faire ce que je veux sans toujours penser à la rentabilité. Cette liberté me permet de toujours rester cohérent avec avec ma vision, de prendre des risques, de tester des choses…

Je serais terriblement frustré si un matin un homme en costard-cravate me disait d’arrêter ce que je suis en train de faire car cela n’est pas en accord avec les objectifs fixés.

Et puis, une boîte qui a de vraies valeurs, ça plait !

De plus, avoir peu d’argent en caisse pousse au pragmatisme. Je vois régulièrement des entrepreneurs développer des applications d’une complexité folle sans jamais poser une question à un utilisateur potentiel. S’ils n’avaient pas d’argent, ils seraient pragmatiques et devraient régulièrement tester leur service. Il gagnerait en simplicité et répondrait bien mieux aux besoins des clients.

Ca a du bon parfois de n’avoir qu’un petit compte en banque !

Mon souhait

Je ne suis pas contre la levée de fonds. Evidemment qu’il faut lever des fonds lorsqu’on a besoin de faire 10 ans de recherche pour créer un médicament.

J’aimerais simplement faire véhiculer l’idée qu’il est parfois possible de faire sans. J’aimerais que les entrepreneurs pensent à cette alternative. Bref, les levées de fonds, c’est pas automatique !

Pour illustrer tout ça, j’aimerais interviewer certains entrepreneurs qui ont créé de belles boites sans lever de fonds. J’aimerais qu’ils nous expliquent comment ils ont commencé, comment ils ont géré les moments difficiles, pourquoi ils ont choisi de ne pas lever de fonds…

Donc, si vous être ok pour une petite interview, envoyez-moi un mail, un tweet, un commentaire, un pigeon voyageur… :)

  • Lionel

    Salut Camille,

    Pour contre balancer un peu les propos je voudrais parler de mon cas où la levée des fonds permet aussi de chercher une vitesse d’exécution plus rapide (embauche notamment) car les fondateurs (dont moi) n’ont pas le loisir de se passer de résultat pendant 24 mois. Une femme, 3 enfants, des charges financières, ça ne laisse plus la possibilité de manger des pates comme un étudiant logé chez papa et maman…
    Alors la levée de fonds c’est l’accélération, vers un succès ou un échec, peu importe, mais pour moi il faut que cette réponse arrive vite (succès ou échec) car en cas d’échec il faudra vite que je me retourne vers une autre solution quand l’épargne aura fondue, et avant que Madame ne fasse ses valises :)

    Lionel

  • Ta critique de l’univers startup en France rejoint pas mal celle de Jason Fried (37signals) pour le marché américain : lui aime beaucoup lire TechCrunch, qu’il considère être un indicateur du mauvais état de santé du monde économique.
    Au lieu de parler de ce qui est important (est-ce un beau projet ? les clients sont-ils content ? et les employés ?), on n’y parle que de métriques sans intérêt (combien d’employés, volume de la dernière levée…).

    http://www.fastcompany.com/3000852/37signals-earns-millions-each-year-its-ceo%E2%80%99s-model-his-cleaning-lady

    Bref avant d’arriver à faire de l’entreprise un endroit humain basé sur des vraies valeurs saines, il y a encore pas mal de travail à faire, quel que soit le côté de l’atlantique.

  • Steph

    De mémoire, Loic, fondateur de la conférence LeWEB a bootstrappé, tu peux tjs essayer de le contacter.

  • Merci pour cet article. Bien d’accord sur le fait que la levée de fonds n’est pas automatique. Ceux qui voient ça comme un indicateur de réussite se trompent, il ne faut lever des fonds que lorsque les nouveaux moyens servent vraiment à quelque chose. Ensuite, ça dépend quand même beaucoup du business que tu veux développer. Par exemple, toucher un large marché peut avoir un cout important, mais un potentiel tellement important que ça vaut la peine de lever des fonds.

    Certains disent que quand on cherche des fonds, il faut bien faire la distinction entre son ego et son besoin réel…

  • ehsavoie

    Salut,
    La levée de fonds n’est pas automatique mais, en France du moins, tu risques de te heurter à une crise de croissance. Nous nous sommes retrouvés dans ce cas où les commandes font que tu ne peux produire assez pour répondre à la demande sans un fort investissement dans la structure de production et là il faut bien trouver l’argent frais …. Ou accepter de perdre des clients mais ce n’est pas toujours évident à bien négocier comme virage.

  • L’amalgame startup/levée de fond est abusif, et on voit effectivement nombre de boîtes se lancer sans tour de table. Heureusement d’ailleurs, parce que le nombre de levées par rapport au nombre de boîtes qui se lancent et/ou décollent est bien moindre. Si l’écosystème devait se résumer aux boîtes ayant ayant levé > 300K€, ça ferait bien vide !

    Cela dit, il y a quelques fondements qui sont à la base du constat que tu fais (j’ai pas dit que ça le justifiait).

    Un des éléments censés définir une startup est sa courbe de croissance, et sa capacité à atteindre un ‘tipping point’ où l’activité décolle. Il faut avouer que dans ce domaine, la levée de fonds doit largement aider (ex. sur le web l’acquisition de trafic payant en attendant que le naturel s’envole).

    Autre élément qui joue je trouve, et que tu connais assez Camille, c’est les Startup Weekends. Qui veut/vient de créer sa startup et n’est pas passé par un SW ? Or c’est quand même très ‘fund-raising oriented’, dans le principe même de l’event.

  • Salut Camille,

    Un petit détour bien plaisant sur ton blog, nouveau thème, j’aime !

    Une levée de fonds ce n’est pas automatique, c’est certain. Tout dépend de ce que tu veux créer comme société.

    Dans le mot StartUp, il y a start et up. Autrement dit ça commence vite et fort, ou en tout cas on doit un jour ou l’autre répondre à une (très) forte croissance. Ton banquier pourra te le confirmer, le plus difficile à financer, c’est la croissance (la recherche traîne pas loin). Il faut pouvoir s’armer vite et bien pour répondre aux besoins de tes clients, sous peine de voir tes (nouveaux) concurrents le faire à ta place.

    Donc oui, on peut créer des sociétés qui font des millions de CA sans lever, mais cela prend plus de temps avec un paysage concurrentiel complètement différent.

    La vraie question à te poser c’est “quelle valeur est-ce que je souhaite apporter ?”. Et ce pour chaque interlocuteur (client, banquier, collaborateur, associé, etc.). La question de la levée vient ensuite, directement après “est-ce que j’ai besoin de financer quelque chose pour me développer ?”

  • Nous on a cree notre startup sans levee de fonds prealable. De plus c’est une startup qui necessite une R&D importante.

    Au final c’est quand meme pas simple. On a la chance d’avoir des aides sociales, assedic and co et d’etre heberges gratuitement, mais se passer completement de revenus reste difficile. On est plus proche des etudiants loges chez papa maman que du cas de Loic heureusement,

    Par contre, les bon cotes sont nombreux : totale liberte, pas trop de pression pour obtenir des resultats rapides et donc possibilite de developper le produit que l’on veut ET qui correspond aux attentes des clients (ca tombe bien, dans notre cas ca correspond, au vu des retours qu’on a eu jusqu’a present !). Y’a aussi un avantage ennorme au fait de ne pas lever de fonds, c’est que les resultats dont tu as besoin pour que ta startup fonctionne sont bien plus accessibles : tu n’es pas obblige de generer des millions pour payer les BA et investisseurs mais simplement de t’en sortir avec de quoi te payer. Je serai ravi de t’en dire plus si on decolle vraiment !

    Mon associe en parle un peu sur son blog aussi http://adanselm.blogspot.fr/2012/08/why-guitar-pit.html

  • Hello,

    Je suis d’accord avec ta vision des choses,

    Les jeunes entrepreneurs du web et du mobile, pensent que la levée de fond est un fin en soit. L’objectif est avant tout de lever. C’est une grosse erreur, il y a rien de plus galere que d’avoir des actionnaires financiers.

    On a le meme soucis, avec la revente, l’objectif est la revente… commençons deja par generer du CA et des resultats… la revente viendra si t’as societé fait du business.

    Cyril
    http://www.foodreporter.fr

  • – Pour les lecteurs, en complément de cet article, je vous laisse lire les conseils de Christophe Chausson sur http://www.business-angel-france.com/profession-leveur-de-fonds-chausson-finance
    – Pour Camille, je suis à ta dispo pour une interview au sujet de ma boite http://www.justeatemps.com. En effet, je n’ai pas levé de fonds et c’est une belle success story.

  • Salut Camille,

    Je découvre ton blog grâce à Twitter. Ton post est courageux. Amusant, j’ai eu la chance d’écrire un article sur l’excellent blog de Patrick hannedouche, disant que les concours de Startup, c’est pas automatique! C’est ici. Ca rejoint un peu ton sujet. Selon moi, ce n’est pas une startup que tu as créé, c’est juste une entreprise. Une startup c’est autre chose, assez décrit dans les commentaires, me semble-t-il. On adhère ou pas au concept.

  • Bonjour,

    Nous travaillons depuis presque un an sur un projet de startup qui s’est concrétisé avec une sortir du produit en septembre.
    Nous n’avons pas fait d’appel à d’investisseur externe pour la principale raison que nous préférions rester maître de l’entreprise.
    L’informatique est l’un des rare domaines ou les besoins pour monter un projet ne sont pas énorme. Bien sur, ne pas avoir de salaire pendant plusieurs mois est parfois un peu difficile, cela vide les comptes mais au final, je pense que cela en vaut le coup à moyen/long terme.

  • Une remarque par rapport aux nombreux commentaires qui disent “je ne veux pas lever pour ne pas perdre la main sur mon entreprise”.

    On a tous effectivement entendu des histoires de CEO virés par un VC ‘impitoyable’ ou autre prise de direction non souhaitée, mais ceux qui ont fait appel au capital risque expliquent souvent que ça n’est pas nominal.

    Tant que ça se passe bien, l’investisseur n’a pas de raison de s’opposer à l’entrepreneur. C’est une question de confiance, et conserver celle de ses investisseurs n’est pas forcément plus dur que de trouver celle de ses clients, de son équipe, de son banquier, etc. De plus bon nombre de tours de table ne se soldent par une perte de majorité pour le(s) fondateur(s).

    Alors oui, il y a des comptes à rendre, et c’est pas quelque chose qu’on apprécie en tant qu’entrepreneur. Mais refuser de considérer l’option d’une levée parce qu’on a peur de perdre le contrôle, c’est admettre qu’on a peur de ne pas être assez bon pour le garder quand même. Levée or not levée, c’est surtout une question de stratégie de croissance, comme expliqué par d’autres plus haut.

  • Bonjour,

    Tout dépend du projet! Lever des fonds n’est pas automatique pour entreprendre, en effet, mais une startup est (par définition) une entreprise “qui va vite” (enfin, qui essaye…). Sans juger les différents modèles d’entreprise, tous respectables, le modèle startup requiert de l’argent pour générer cette vitesse.

    Quelles sont les sources possibles de financement?

    – les clients; c’est la meilleure, mais rarement la plus rapide

    – les subventions; Ok… utiles et tant mieux, mais pas un vrai modèle

    – la dette; quasi-impossible pour une boite juste née qui n’a pas d’actif

    – le capital

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, il ne faut pas faire l’équation “levée = succès”. Mais il ne faut pas non plus faire l’équation “capital = perte de contrôle”. La vraie équation est “capital = possibilité de R&D et de prise de vitesse”. Certes ça a un coût (partager l’aventure), ça n’est pas un but mais un moyen, et enfin ça n’est pas l’unique modèle (total respect à ceux qui savent faire sans!), mais c’est un élément intéressant du développement d’une entreprise sur le modèle startup.

    Bonne chance à tous les modèles!

  • Coucou Camille,
    A ta dispo si besoin pour une interview ;)

  • Paulo

    De mémoire, Balloon n’a jamais eu besoin de levée de fonds.

  • Très bon article.

    Une question quand tu dis “une boîte qui a de vraies valeurs”

    Ca veut dire quoi de vraies valeurs?

    Boris

  • Salut,

    Très intéressant article sur lequel il ne peut y avoir que débat :) !!

    Et pour commencer, je dirai que tant qu’on peut se passer d’une levée de fonds, il vaut mieux faire sans ! Mais à un moment, si tu veux aller plus vite, t’ouvrir à l’international, embaucher une grosse pointure ou encore démarrer une nouvelle phase de R&D pour réinventer / adapter ton business, il faut bien trouver un moyen de financer cette croissance … Les banques sont nulles pour ça, le capital risque reste donc malheureusement l’une des seules solutions.

    Personnellement je suis le président et fondateur d’une entreprise qui vient de fêter ses 5 ans, qui réalise un peu plus de 650K€ de CA, avec +de 15% de croissance / an. Nous n’avons jamais levé de fonds.

    Il y a 2 ans, motivé pour donner une autre dimension à mon business, j’ai décider de développer en fonds propres (ie. avec les bénéfices des années précédentes réinvestis) un produit innovant. Nous avons donc travaillé 2 années durant sur ledit produit qui est maintenant sorti de sa phase de R&D et qu’il faut le commercialiser ! Si on veut rentabiliser l’investissement que nous avons fait il y a 2 options :
    – soit on continue à vendre à notre rythme et dans 3 ans on aura (peut-être) atteint le break heaven et on aura laissé le temps à la concurrence de nous copier (un combat de tous les jours ça …)
    – soit on lève des fonds, on embauche le tryptique commercial/marketing/communication (ça coûte cher !) et on accélère méchamment pour atteindre le BE plus vite et gagner des sous.

    Dans mon cas, je peux t’assurer que le choix est vite fait et que je préfère ouvrir mon capital et me faire diluer raisonnablement plutôt que d’attendre gentiment … Il vaut mieux 40% d’une boite qui fait 5M€ de CA et 1M€ de résultat que 60% d’une boite qui fait 2M€ de CA et 200K€ de résultat … après tout dépend de ton ambition ;-)

    Je serai ravi d’échanger d’avantage avec toi si tu le souhaites :)

    Bonne fin de journée !

    Laurent
    PDG de VISIMMO 3D

  • Bravo pour ton article et merci de partager un certain bon sens. Voici mon témoignage
    J’ai créé Missiessy en 2010, et nous faisons de la maroquinerie personnalisable sur internet. (www.missiessy.com).

    J’ai fait 3 levées de fonds successives et croissante : 3 love money (friends & family) pour 70, 100 et 300 K.
    Sur un projet qui requiert une industrialisation et un prototypage ainsi qu’une équipe, l’auto-financement aurait été invraisemblable sauf à avoir déjà fait fortune (ce qui m’aurait sans doute aidé à lever des fonds: le Paradoxe!).

    Plusieurs constats: il n’existe pas de fonds ou d’acteur d’amorçage en France. Donc soit vous avez des bons amis soit des bons contacts sinon il faut générer un minimum de CA pour prétendre lever des fonds. Or lorsqu’on a du CA, on a ce fameux choix entre “je lève ou pas” avec avantages et inconvénients que tu décris. (je ne rentre pas dans la dichotomie service/industrie). Se pose alors la question de la rentabilité de l’autofinancement: Sans chômage, ma sté peut-elle me faire vivre (y compris mon équipe) et financer son développement? combien de temps?

    Seul le business plan peut répondre à cette question. Les choix de valeurs sont tout à l’honneur de celui qui les accomplis et il vaut mieux passer du temps à connaître ses partenaires.

    Cependant lorsque le choix de “continuer ou de s’arrêter faute de financement” arrive, il est trop tard! La recherche d’investisseurs prends d’expérience au moins 6 mois et nécessite une énergie et une disponibilité de l’entrepreneur qui ne lui permet pas d’être pleinement opérationnel pour son business. (même s’il y a des surhommes :).

    Ton article pose les bonne questions, il faut s’interroger longtemps à l’avance. Il y a des activités qui n’existerons jamais sans financement. Faut-il y renoncer lorsqu’on est entrepreneur? Ce serait une forme de sélection très stigmatisante pour certains domaines qui ont besoin de sang neuf.

    Pour ceux qui souhaiteraient continuer la discussion sur le management des actionnaires (30) en friends & family… je serai ravi de partager mon expérience.
    Hubert,
    [email protected]

  • Bonjour,

    En 2011, mes associés et moi avons lancé la première société de pompes funèbres nationale sur internet sans lever de fonds, et elle continue de se développer.
    Si besoin, je suis disponible pour en discuter.

  • Je partage ton avis sur plusieurs points (la maladresse des porteurs de projets) sauf…

    Concernant ton constat:
    C’est peut etre lie au petit nombre d’entreprises qui levent et a la fierte (legitime, galvanisante) de l’entrepreneur de concretiser l’acceleration d’un investissement temps+argent. L’investissement n’est pas une fin en soit et certains projets (sans but lucratif) n’en necessitent pas.

    Pourquoi faire avec ou sans :
    Tout depend du risque a prendre et de la facon dont tu comptes le securiser.
    Les entrepreneurs qui ont decide de faire sans et dans un but lucratif ont bien expose les risques plus haut.
    Le plus important est que l’entrepreneur et l’equipe sachent faire une bonne execution “creativite+pragmatisme” et s’approcher de ses clients pour rendre cet investissement efficace.

  • effectivement la levée de fond ne devrait pas être automatique dans le processus de développement d’une entreprise car le gros risque c’est petit a petit de se faire déposséder de sa société ,mais quelle solution reste-t-i à part la levée de fonds pour accroitre significativement et rapidement développement d’une entreprise ?

  • Nous développons des outils sans levée de fonds. Du moins pour l’instant. Je serais ravi d’échanger sur ce sujet, même si j’arrive un peu en retard sur ce post :-)